Zéro accident pour la voiture du futur grâce aux nouvelles technologies

Zéro accident pour la voiture du futur grâce aux nouvelles technologies

Le programme européen PROMETEUS n’avait pas marqué les esprits à l’époque. Qui s’en souvient encore aujourd’hui ? Lancé à la fin des années quatre-vingt, les résultats avaient abouti il y a vingt ans déjà à de fabuleux prototypes, embarqués dans des automobiles, qui avaient pour but d’améliorer la sécurité routière. Tous les constructeurs européens étaient impliqués, sur financement public, pour réaliser des essais et publier leurs résultats. Les constructeurs français y avaient participé, aidés d’entreprises innovantes françaises.

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On en voit quelques résultats aujourd’hui déjà, avec par exemple l’aide au parking, l’ESP, l’aide au freinage, la détection des véhicules avoisinants que ce soit par caméra, radar ou lidar, ou le déclenchement plus intelligent des airbags. A l’époque déjà, les trains de la route avaient été expérimentés avec succès, tout comme la conduite autonome calée sur la voiture qui précédait. Depuis, les constructeurs ont continué de travailler sur le sujet, capitalisant sur les expériences réalisées et l’expertise acquise à cette occasion. Aujourd’hui, quelques prototypes de conduite autonome sont autorisés à circuler sur les routes, dans quelques régions du monde. Et les constructeurs annoncent que le taux « zéro accident » pourrait être atteint en 2020 !

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L’ordinateur pilote en effet de manière plus régulière que l’être humain. Il réagit surtout plus vite : quelques millisecondes pour une prise de décision et une réaction sur les parties mécaniques de l’automobile, quand il faut environ 600 ms pour un pilote de compétition et plus d’une seconde pour un conducteur chevronné et en pleine possession de ses moyens. Les véhicules connectés à leur environnement peuvent également être alertés des conditions de circulation, des dangers imminents mais invisibles : obstacle sur la voie en sortie de virage, verglas à moins de 1 km, véhicule masqué déboulant à un carrefour dangereux, ou tout simplement début de freinage imposé à l’approche d’un feu rouge si la vitesse semble excessive. A ce titre, un constructeur suédois teste même actuellement le principe des véhicules connectés au Cloud.

Mais, comme le fait remarquer Renault, le problème de l’attribution des responsabilités en cas d’accident reste entier. Le législateur ne peut accepter de laisser circuler des véhicules autonomes sur la voie publique qu’à la condition que les responsabilités puissent être déterminées avec 100% de certitude en cas d’accident. Et là, faudra-t-il incriminer le concepteur du système électronique, le fabricant du véhicule, le développeur des logiciels ou le conducteur ? A l’heure actuelle, les législations française et de quelques autres pays européens stipulent par exemple que le conducteur est seul responsable du comportement de son véhicule, et ce à tout moment.

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