De l’eau dans l’atmosphère de cinq exoplanètes

De l’eau dans l’atmosphère de cinq exoplanètes

La fin de l’année 2013 a été riche en découvertes sur les exoplanètes. Depuis plus de vingt ans, la communauté scientifique s’intéresse aux techniques, directes ou indirectes, de découverte de ces exoplanètes – ces planètes qui ne font pas partie de notre système solaire. La toute première avait été mise en évidence, par détection directe, en 1995 par un laboratoire français. A ce jour, les astronomes du monde entier en ont détecté plus de 700.

Mais, fait nouveau, au début du mois de décembre 2013, la présence d’eau dans les atmosphères de cinq nouvelles exoplanètes a été mise en évidence par deux études publiées dans The Astrophysical Journal. Ces découvertes ont été obtenues grâce aux images et aux données fournies depuis l’espace par le télescope Hubble. Placé en orbite bien au-dessus de notre atmosphère, Hubble a l’avantage de pouvoir s’affranchir de toutes les (petites) perturbations que celle-ci introduit dans les observations faites par les télescopes terrestres.

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Les mesures sur les exoplanètes ne peuvent, à l’heure actuelle, être effectuées que sur des astres de tailles conséquentes. Cela vient du fait de leur éloignement mais aussi de leur proximité, par rapport à nous, avec leurs soleils. La luminosité intense de ces derniers éblouit en effet les capteurs des télescopes. Les planètes dans les atmosphères desquelles de l’eau a été détectée sont ainsi des planètes géantes, de type gazeux comme Jupiter ou Saturne, mais plus grandes que celles-ci encore. Ces planètes sont également chaudes. Si elles étaient trop éloignées de leurs soleils, l’eau qu’elles contiennent serait gelée et ne serait pas détectable dans leurs atmosphères.

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L’intérêt principal des deux études récemment publiées est que, pour la première fois, les empreintes détectées d’eau dans les atmosphères ont été comparées entre elles. L’une des observations communes aux cinq planètes est que l’intensité des signaux indiquant la présence d’eau est plus faible que ce qui était attendu. Sa puissance pourrait avoir été atténuée par la présence de brume, de nuages ou de poussières dans les atmosphères observées. Ce qui laisse à penser aux astronomes et aux astrophysiciens que les atmosphères des géantes gazeuses pourraient très couramment contenir de telles particules, en plus de l’eau à l’état gazeux qui y a été détectée.

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